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Un coin pour Vivi, l'organisation facile

Mon accouchement, c'était plutôt ça...

8 Novembre 2011, 05:55am

Publié par 1boutdevie

Il est 4 h du matin quand notre chat vient miauler à mon oreille.

Je me lève pour le suivre dans le couloir. Il s’allonge sur mes pieds, réclame des caresses… Puis je fini par retourner au lit. En m’allongeant, je commence à avoir des douleurs au ventre. Décidément… NDM

5 h du mat, je ne dors toujours pas. J’ai de plus en plus mal au ventre. Je me tourne, me retourne… Lhom tente de me prendre dans ses bras, je le repousse à chaque fois. Je fini par me lever et décide d’aller prendre un bain pour me détendre. L’eau coule, coule, coule… pendant une éternité. Pendant ce temps, j’ai de plus en plus mal au ventre. Bon j’ai bien compris que j’ai des contractions. J’essaye de ne pas me faire de fausse joie au cas où il ne s’agirait que d’une fausse alerte (la veille j’écrivais sur mon profil Facebook « j’en peux plus. Les jours ne passent pas. Mon bébé va passer sa vie dans mon ventre… Je croyais qu’une grossesse c’était 9 mois ». Enfermée toute la journée, seule, obligée de rester allongée… faut dire que ça n’aide pas.

ENFIN dans mon bain, mais pas moyen de me détendre. Au premier cours de préparation à l’accouchement auquel je suis allée, le seul d’ailleurs, la sage femme nous avait prévenues qu’en cas de perte des eaux il fallait venir immédiatement à la maternité. Mais que s’il ne s’agissait que de contractions il valait mieux attendre au moins 2 ou 3 heures parce que de toute façon, en venant de suite on avait de fortes chances d’être renvoyées chez nous parce que le col ne serait pas encore assez dilatée. Elle avait aussi conseillé de prendre un bain (si la poche n’était pas rompue) pour se détendre… Je surveille mes contractions. A 4 h, elles étaient toutes les 10 minutes et là j’en ai toutes les 7. Pas de perte des eaux, le portable de Lhom va sonner vers 6 h 15, donc autant profiter de ce temps pour finir de me préparer et mes affaires aussi au cas où.

Le portable de Lhom va sonner d’ici une demie heure, j’en profite pour m’épiler les jambes. Bah quoi, je veux être présentable quand même ! Même si j’avoue que j’ai galéré. Ce n’est carrément pas pratique entre le gros ventre et les violentes contractions. Une fois ça de fait, j’ai encore le temps de me laver les cheveux avant le réveil de Lhom. Je finis quand il arrive, surpris de me voir dans la baignoire à cette heure-ci.

- Qu’est-ce que tu fais ?

- Bah je prends une douche (franchement dans une baignoire vous faites quoi vous ?). Au fait, tu n’iras pas bosser aujourd’hui.

- Et pourquoi ?

- Faudrait que tu m’emmènes à la maternité. J’ai des contractions depuis 4 h du mat donc faudrait faire un contrôle au cas ou. Je dois juste me sécher les cheveux et c’est bon pour moi. Donc prends ton temps, on n’a pas besoin de courir.

Comme je me séchais les cheveux, Lhom revient me voir dans la salle de bains et me dit :

- Mais si tu devais vraiment accoucher aujourd'hui, tu ne serais pas en train de te sécher les cheveux. On serait déjà partis à la maternité.

- On serait partis si j'avais perdu les eaux. Sauf que là, il n'y a que des contractions. Et la sage femme nous a dit de ne pas courir à la maternité à chaque contraction. Qu'on avait le temps, qu'un accouchement ça pouvait être long. Toute façon la gynéco m'a dit l'autre jour qu'en cas de contraction il fallait que je vienne parce qu'il valait mieux venir pour rien mais repartir rassurer, que rester à attendre dans le doute à la maison. Donc on va y aller, et ils feront quand même un contrôle.

- Oui mais si tu devais vraiment accoucher, tu ne serais pas en train de prendre le temps de te préparer.

- Bon écoute, si t'as vraiment envie d'aller bosser, va bosser et arrête de me faire ch***. Je me démerderais pour aller à la maternité.

Soupir agacé de monsieur, qui préfère aller bosser.

- C'est bon je t'emmène.

Une fois mes cheveux secs, je vais le voir et je lui dis, pour l'embêter :

- Tu trouverais ça abusé si je me maquillais avant de partir?

Je finis de mettre sur ma valise les affaires manquantes. Lhom viendra les prendre plus tard si jamais c’est le jour J. Je descends me prendre un truc à boire, mettre mes chaussures, et on s’en va. J'avais faim, mais je me suis dit que si je prenais le temps de prendre un petit déj, il allait finir par me tuer.

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Dans la voiture les contractions sont toutes les 4 minutes. J’en peux déjà plus. Lhom appelle son patron pour lui dire qu'il ne viendra pas de suite (tu m'étonnes !!) parce que sa femme risque d'accoucher. Son patron lui souhaite bon courage. Comme si c'est lui qui allait souffrir.

Pendant qu'ils discutent, mes contractions continuent. Et à chaque contraction, je ne peux m'empêcher de crier dire :

- Oh m**de. Et m**de...

Évidemment, plus la contraction est forte, plus le m**de est fort. Et Lhom qui me dit :

- Chut je suis au téléphone.

- Quand t'auras des contractions, tu me diras de me taire. Pas avant ! Et éteins ce téléphone quand tu conduis.

Punaise ces mecs...

Et avant de raccrocher il dit à son patron :

- Je te rappelle dans 2 h pour te dire ce que je fais.

Il ne veut pas non plus que je lui fasse un dessin de ce qu’il fera dans deux heures en prime ?

Il est presque 7 h. Il y a de la circulation avec tous ceux qui vont bosser. Lhom s’énerve parce qu’il veut arriver vite. Et je n’arrête pas de lui dire que ça ne sert à rien de se presser.

On arrive enfin à la maternité. A l’accueil, le type de la sécurité nous conduit directement aux urgences, accès le plus rapide pour accéder à la maternité. Il va chercher une personne qui nous monte de suite à la maternité. C’est marrant si j’étais venue directement aux urgences, j’aurais attendu. Une sage femme me conduit dans la salle de surveillance et place le monitoring. Finalement, une demie heure plus tard, je ne suis ouverte que d'un petit 1. Quand je disais qu’il ne fallait pas se presser. Elle me dit que je vais pouvoir rentrer à la maison. Que ce n’est pas pour aujourd’hui mais plutôt d’ici 1 jour ou 2 (imaginez le fou rire nerveux). Par sécurité, elle décide de me garder encore 20 minutes. Entre temps, l’équipe de jour arrive, je change donc de sage femme. Celle-ci décide de me garder encore un peu, pour être sûre.

Il n’est pas encore 9 h, la SF me dit que je vais pouvoir rentrer. Au moment de me lever, put*** de contraction! Elle préfère finalement vérifier mon col, je suis à 2.

Elle décide de me conduire en chambre jusqu’à 10 h pour voir l’évolution, trouvant que mon col se dilate quand même assez vite. Mes contractions sont de plus en plus douloureuses. Je n’arrête pas de dire à Lhom que je vais mourir. Enfin pour l’instant c’est sa main qui va mourir si je persiste à la broyer à chaque contraction.

La SF vient revérifier mon col et nous confirme que je vais rester, car ce sera pour aujourd’hui. Elle regarde la jolie courbe de mes contractions et me dit :

- On n'en voit pas tous les jours des comme ça. Au moins, le travail est rapide et vous n’attendrez pas des heures pour accoucher.

Méfie toi si t’as menti !! Entre temps, Lhom avait téléphoné à mes parents pour les prévenir. Je commence à lui dire que j’ai envie de vomir. Et la SG m’informe que c’est normal. D’autant plus que j’ai de violentes contractions. Donc rien d’inquiétant. D’ailleurs j’ai tellement mal, qu’à chaque contraction j’appuie sur les barres du lit. J’en ai même cassée une (juste avant de vomir en fait).

Ma mère arrive. Lhom en profite pour aller chercher mes affaires à la maison.

11 h, la SF vient me voir. Mon col est à 5 large, elle me demande si je veux monter en salle d’accouchement maintenant. Je refuse parce que Lhom n’était toujours pas revenu et je ne voulais pas monter sans lui. Elle me dit que dès que je trouve les contractions insupportables, je sonne pour qu’on me monte.

- Qu’est-ce que vous appelez insupportable ?

- Quand vous sentez que c’est vraiment trop douloureux.

- Bah alors depuis 8 h du mat c’est insupportable.

Je persiste à vouloir attendre le retour de Lhom pour monter. La SF s’en va et 5 minutes plus tard, nouvelle contraction. Ma mère me dit qu’elle aurait sonné depuis longtemps à ma place, mais Lhom n’est toujours pas là. Finalement, quelques secondes après, nouvelle contraction, ça fait trop mal, je sonne. Quand la SF ouvre la porte de ma chambre, il est dans le couloir. Ouf !! Nous montons. La SF m’annonce que d’ici 2 h je devrais avoir accouché. Super, ça va être rapide.

Une fois installée dans la salle d'accouchement, la SF vérifie à nouveau mon col. Je suis presque à 7. On me demande si je veux toujours la péridurale. J'hésite, elle me dit que je n'ai plus le temps de réfléchir. Je dis non, mais la contraction qui arrive me fait très vite changer d'avis. L’anesthésiste arrive avant qu’il ne soit trop tard pour la péridurale. Oui finalement devant la douleur, j’ai craqué, j’ai supplié pour l’avoir. Moi la flippée de l’aiguille. Sauf qu’au mot « anesthésiste », j’hésite. L’anesthésiste est là. La SF demande à Lhom de sortir pendant l’installation de la péri. J’ai une trouille d’enfer, je n’arrête pas de dire que je n'en veux plus, mais c'est trop tard, l'anesthésiste a commencé. L’anesthésie faite, on installe la péri. Ça fait mal la vache ! J'ai l'impression de recevoir de l'électricité dans tout le ventre, vachement agréable!! La SF appuie ma tête contre elle pour que je ne bouge pas. Ils sont drôles avec leur "ne bougez surtout pas". Elle veut que je lui en fasse une de péri, on verra si elle ne bougera pas.

Quelques instants plus tard, la péri fait son effet. Lhom est à nouveau à côté de moi. Il surveille le monitoring. Il hallucine de voir la puissance de mes contractions et mon calme (je suis littéralement shootée, c'est merveilleux). Je m’endors presque. D’ailleurs quand la SF me demande si ça va, je lui réponds que j’ai sommeil. Les 3 SF présentent et qui superviseront l’accouchement me disent d’en profiter pour dormir si j’y arrive, et sortent. Effectivement, j’arrive à m’endormir. Lhom surveille toujours mes contractions qui sont tellement rapprochées qu’on a l’impression qu’elles ne finissent pas. Moi j’ai l’impression d’être droguée, je ne sens absolument rien, c’est trop cool. Du coup, la SF m'avait annoncé que ça prolongerait l’accouchement. Mais tant pis. C'est trop bon de ne pas souffrir.

Au retour des SF, je commence à sentir à nouveau les contractions. Elle regarde mon col et m’installe pour l’accouchement. Elle en profite pour percer ma poche, qui était toujours intacte. Cette fois ça y est, bébé va pointer son nez. Elle voit déjà son crâne et me dit que c’est un bébé bien chevelu. Je décide d’accoucher sur le côté plutôt que sur le dos. Parait que ça diminue le risque d'épisio. Ça c'était mon autre angoisse après la péri. La SF me dit qu’à chaque contraction, je dois pousser comme si j’allais à la selle. Ok, ça je sais faire !! Sauf que… quand on les attends, plus aucune contraction... Du coup, la SF demande à Lhom de me mettre le masque à oxygène. Ça pue le plastique ce truc. Plusieurs fois je le repousse tellement je ne supporte pas l'odeur. Je dois inspirer et expirer très fort, et à chaque expiration, pousser. C’est pas vraiment super.

15 h 15, finalement, 2 contractions plus tard, Moustik sera sorti. La SF demande à Lhom s’il veut couper le cordon. Il m’avait prévenue qu’il avait peur de faire ça, et finalement, il est tout fier de couper le cordon. Il regarde notre bébé avec un regard tout fier. C'est qu'il le bade. Une SF emmène Moustik  dans la pièce voisine pour les tests, la toilette… Lhom la suit. Quand ils reviennent, ils m’annoncent le poids et la taille. Il est en parfaite santé. Lhom l’a dans les bras. Il s’asseoit à côté de moi et ne quitte pas notre enfant des yeux. Il me dit qu’il le trouve trop beau.

18 h (la SF m'a avoué que débordée par les accouchements, elle m'avait oubliée) et une petite déchirure (mais pas d'épisio) plus tard, je regagne enfin ma chambre avec Moustik. Je ne suis plus du tout fatiguée, tellement excitée par la présence de notre enfant.

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